capitalisme

Vous êtes tous des salopards : merci !

Les Métallos de Wallonie et de Bruxelles ont tenu leur troisième congrès ces 4 et 5 septembre. Et pour la troisième fois, vous tous, mes camarades, vous m’avez confié – vous nous avez confié à Angelo, Najar et moi - les clefs de la maison.

Edito de Nico Cué, 12/09/2014.

(siehe Deutsche Fassung unten)

C'est l'avenir qu'ils assassinent !

Dans une peinture noire de Goya, Kronos -dieu de la mythologie grecque-, fou, les yeux exorbités, transpirant de haine, bouffe littéralement ses propres enfants. Halluciné par la peur qui l'habite, il craint la prédiction de son destin : être déchu par sa descendance, comme il a destitué lui-même son propre père.

Edito de Nico Cué, 4/10/2013.

L'image est forte. Elle pourrait illustrer l'état d'un système, le capitalisme, qui sacrifie le futur pour sauver, tel un poulet sans tête, d'actuelles apparences. Les inégalités grandissent. Le système ne prospère que pour une minorité décroissante. 

Adam Smith et le mouvement social en Belgique

Actualité du 30/01/2012.

Qu'aurait pensé Adam Smith (1) de la grève générale de ce 30 janvier 2012 ? Voici la réponse d'Eric Toussaint (2) à cette question en apparence surprenante...

Alors que le 30 janvier 2012 les syndicats mènent une grève générale afin de résister au plan d’austérité concocté par le gouvernement Di Rupo qui veut essentiellement faire payer la crise à ceux et celles qui en sont les victimes, on assiste à la multiplication de déclarations visant à convaincre de l’inutilité ou de l’illégitimité du mouvement.

Un «socialiste» au «16», le socialisme au tapis

En Belgique comme partout en Europe, les logiques de l'économie libérale écrasent les politiques sociales. Qu'importe qu'elles ne tiennent pas la route. Qu'importe qu'elles nous conduisent dans le mur. Tête basse et les yeux fermés, une coalition «papillon» nous plonge, tout habillés, dans l'eau froide de l’austérité et de la récession.

Edito de Nico Cué, 9/12/2011.

Le gouvernement Di Rupo 1er est sur les rails. Les travailleurs investissent la rue.

Les congrès de six formations politiques ont décidé de leur participation avec des scores à donner le vertige au dernier des régimes forts. Le message est clair : les appareils sont verrouillés de l'intérieur. La question de savoir pourquoi les partis sociaux-démocrates renoncent au projet social-démocrate n'est même plus à l'ordre du jour.

Dorma Hüppe, ou quand l’Union européenne détruit notre tissu industriel

Dorma Hüppe, ou quand l’Union européenne détruit notre tissu industriel

Encore un coup du capitalisme cynique : Dorma Hüppe est une entreprise qui gagne de l'argent. Dorma Hüppe exige des sacrifices de la part des travailleurs. Et finalement Dorma Hüppe les jette comme de vulgaires mouchoirs.

30/11/2011

Le 24 août dernier, lors d’un conseil d’entreprise, la direction de la multinationale allemande, spécialisée dans la production de cloisons mobiles, a annoncé son intention de fermer un de ses deux sites en Europe : Tournai ou Ocholt en Allemagne. Dorma Hüppe emploie 71 personnes à Tournai (59 ouvriers et 12 employés).

Rien ne laisser présager une telle décision. Le site tournaisien avait déjà fait beaucoup de sacrifices : le personnel avait été réduit de 20% en 2003 et le temps de travail augmenté d’une heure par semaine sans contrepartie salariale.

Le couperet est tombé pour Sapa Ghlin : 170 travailleurs licenciés !

Actualité du 04/10/2011.

Le 22 juin 2011, la direction de l’entreprise SAPA annonçait son intention de procéder à un licenciement collectif de 170 travailleurs sur un total de 200, et ceci en fermant les activités «extrusion», «laquage» et «valeur ajoutée».

La seule activité maintenue dans le plan de la direction était la fonderie avec 30 travailleurs. Les autres activités étant transférées en Flandre et aux Pays-Bas.

Le bonheur, c’est toujours pour demain ?

Un formateur négocie une note qui fait injure aux valeurs du socialisme. Faire mal aux travailleurs… pour leur bien ? Pour sauver l’index, la pension et le futur ? Au nom du bonheur à venir, il faudrait sacrifier le présent ? Basta !

Edito de Nico Cué, 19/09/2011.

Leur message est évangélique et la technique vieille comme l’église catholique. Souffrir aujourd’hui pour vivre bien… demain. Peut-être. Dans un registre plus sentimental, Pierre Perret avait trouvé la formule : «Le bonheur, c’est toujours pour demain».

Depuis trente ans et plus, toute la lignée des droites classiques, dures ou mystiques, illustrent ce propos rédempteur sur une musique répétitive, celle des larbins du capitalisme. Serrez-vous la ceinture aujourd’hui pour assurer l’avenir des générations futures. Le sacrifice des contemporains pour le salut de leurs enfants.

La démocratie ne se trouve pas dans la poche des actionnaires !

Un incident de parcours ? Un grain de sable ? Le battement d'ailes d'un papillon ? Quelque chose s'est produit. Un rouage s'est enrayé dans la mécanique de la démocratie libérale… «Indignados !»

Edito de Nico Cué, 9/06/2011.

«Indignados !» Comme une rupture qui empêche d'imaginer que demain sera à l'image d'hier. Tout simplement parce qu'aujourd'hui, l'imprévu s'est imposé. Le printemps arabe aurait-t-il traversé la Méditerranée et les frontières de l'Union?

Des indignés, insoumis issus d'une couche jusque là invisible de la société, se sont mis en tête de partir à la reconquête d'un espace public au nom d'une « démocratie réelle ».

« Vous ne nous représentez plus ! »

«Rompre avec le capitalisme… et sortir du nucléaire !»

«Rompre avec le capitalisme… et sortir du nucléaire !»

Des frères d’armes. La solidarité dans les tripes. Un héritage d’injustices vécues et combattues. La délégation syndicale de Lepage frappe dur et parle clair.

8/04/2011

José Mansilla, au nom de la délégation : «Quand je suis arrivé chez Lepage (à Jumet), en 1989, c’était l’âge de la pierre, le temps des cavernes. Les travailleurs étaient soumis à une exploitation sans nom, aussi ancienne que l’entreprise, déjà quasi centenaire à l’époque (spécialisée en maintenance industrielle, montage de lignes de production, travaux de soudure, mécanique générale, tuyauterie…). Il a fallu qu’on se batte comme des damnés pour instaurer un minimum de dialogue social et qu’on cesse enfin de nous considérer comme des moins que rien.

Hold-up

Hold-up

«Johnson Matthey is dead». Le 31 janvier dernier, les patrons britanniques de la société Johnson Matthey ont annoncé la fermeture définitive de la division bruxelloise du groupe, qui emploie 300 personnes. Chronique édifiante d’un hold-up programmé.

29/03/2011

Le coup de massue a été particulièrement brutal pour les travailleurs, qui n’en sont toujours pas revenus. Et pour cause : l’entreprise est largement bénéficiaire.

Rétroactes : Johnson Matthey est un groupe multinational implanté aux quatre coins du monde (Etats-Unis, Argentine, Chine, Afrique du Sud, Europe). Son site bruxellois, implanté à Evere, a été créé en 1990. 234 employés et 64 ouvriers y produisent des catalyseurs, autrement dit des filtres à particules céramiques et métalliques destinés aux véhicules.