Première Conférence des femmes d'IndustriAll à Vienne du 14 au 16 septembre : la MWB-FGTB a participé !

Actualité du 15/09/2015.

300 syndicalistes des 5 continents étaient réunies à Vienne pour élaborer des stratégies afin de défendre la santé et la sécurité au travail ainsi que l'égalité des droits.


La MWB-FGTB a participé à la 1ère conférence mondiale des femmes organisée par IndustriAll Global Union du 14 au 16 septembre 2015 à Vienne. Vous pouvez lire ci-dessous le communiqué publié sur le site internet d’IndustriAll Global Union à l’issue de la Conférence. Notez que la Centrale Générale était également représentée.

Vous trouverez ci-dessous l’intervention de la MWB-FGTB.

 
Communiqué IndustriALL Global Union-17 Sep 2015

Toujours de l’avant, ne jamais reculer ! –Conférence mondiale des Femmes d’IndustriALL

Annoncée comme un jalon dans la consolidation d’IndustriALL Global Union, la première Conférence mondiale des Femmes à Vienne a vu plus de 300 femmes syndicalistes venues de plus de 60 pays se rassembler pour se pencher sur les défis auxquelles les femmes font face sur leurs lieux de travail.

La conférence, animée et passionnante, s’est tenue du 14 au 16 septembre et a été marquée par son ouverture : 86 femmes ont eu l’occasion de contribuer aux débats qui se sont tenus sur deux journées de travail.

Résultat clé, la conférence a adopté à l’unanimité une résolution pour augmenter le pourcentage de femmes occupant des postes dirigeants au sein d’IndustriALL de 30 à 40%.

Cette proposition viendra devant le Congrès d’IndustriALL à Rio en 2016 en vue d’une intégration dans les statuts de l’Internationale.

“Il ne s’agit pas ici d’une simple question de chiffres, mais d’une transformation des structures. Si l’on veut transformer le mouvement syndical, il faut encourager les femmes à rejoindre les syndicats et cela sera plus probablement le cas si les structures reflètent la nature des membres que l’on souhaite s’adjoindre,” indique la résolution.

“Des hommes et des femmes qui œuvrent ensemble pour syndiquer ont davantage de succès que des hommes qui y travaillent seuls,” a précisé le Secrétaire général d’IndustriALL Jyrki Raina, qui a soutenu la résolution visant à un quota de 40%.

La cérémonie inaugurale a été rehaussée de discours de figures clés du gouvernement autrichien, dont le Président de la nation, le Dr. Heinz Fischer. Le Président a abordé le thème principal de la conférence qui vise à mettre fin à la violence faite aux femmes. L’Autriche se retrouvant au cœur même de la crise des réfugiés syriens en Europe, il a indiqué que la plupart des femmes qui fuyaient le conflit donnaient la menace de violences sexuelles comme l’une des raisons de fuir leur pays.

“Tous les pays ont de bonnes lois, mais les législations et la réalité sont deux choses différentes, même en Autriche. Les syndicats et les partenaires sociaux peuvent conclure de bons accords pour améliorer la législation ou pour combler un vide, tel que nous l’avons vu avec l’Accord sur le Bangladesh, dont le résultat est de sauver des vies,” a déclaré la Secrétaire générale adjointe d’IndustriALL Monika Kemperle.

 

Stop à la violence faite aux femmes !

La conférence a fait sienne la nouvelle campagne d’IndustriALL pour dire stop à la violence faite aux femmes. Les participantes à la conférence ont appelé à ce que cette problématique soit un thème permanent dans le travail d’IndustriALL. Les syndicats affiliés seront encouragés à l’inclure dans leurs réseaux et à s’en préoccuper au niveau des négociations collectives.

Certaines participantes à la conférence ont livré des récits passionnants de leur combat pour les droits à la maternité. Seul 28% des femmes dans le monde bénéficient d’un congé de maternité payé, selon les Nations Unies.

Les thèmes de la conférence, la santé des femmes et la protection de la maternité font partie intégrante de domaines qui constituent le programme d’IndustriALL, en particulier s’agissant du travail précaire. Il a été rappelé aux syndicats de descendre dans les rues le 7 octobre, Journée mondiale pour le Travail décent.

La Conférence a adopté une Charte sur l’Égalité et un document sur la durabilité et les femmes. La Charte sur l’Égalité met en lumière les revendications des femmes et les mesures pratiques pour leur aboutissement.

Les élections ont confirmé Christine Olivier du NUMSA, Afrique du Sud et Gwenne Farrell du SEPB, Canada, à la coprésidence du Comité des Femmes. Lors du Congrès de 2016, le Comité des Femmes va introduire un système en vertu duquel les coprésidences connaîtront une rotation en fonction des régions. Les premières coprésidentes en 2016 seront issues d’Amérique latine et d’Asie-Pacifique.

"La conférence a vraiment été une source de motivation pour moi et nous a montré la réalité des autres régions du monde et les problèmes qui s’y posent. Elle nous a donné plus de force et d’allant. Je repars avec davantage d’énergie et d’idées,” a déclaré Diana Junquera de la FITAG-UGT d’Espagne.

En se tournant vers l’avenir, IndustriALL doit élargir la participation des jeunes femmes travailleuses, ce qui est une manière de renforcer l’organisation. C’est un objectif qui a été soutenu par plusieurs jeunes oratrices de la conférence.

“Je n’ai jamais vu les femmes aussi unies pour faire face aux luttes auxquelles elles sont confrontées quotidiennement. Il est apparu clairement que les luttes des femmes partout dans le monde sont les mêmes et qu’à l’avenir nous devons dès lors aller de l’avant avec la solidarité et l’unité que nous avons vues lors de la conférence,” a déclaré Christine Olivier, Présidente du Comité des Femmes.

 

Intervention MWB-FGTB – 16.09.2015

 

La MWB, Métallurgistes de Wallonie et de Bruxelles, est une Centrale professionnelle affiliée à la Fédération Générale du Travail de Belgique. La pétition de principes de la FGTB porte notamment les objectifs suivants : la transformation de la société et l’émancipation des travailleurs.

 

Nous souhaitons tout d’abord saluer le travail de l’ensemble des syndicalistes réunies dans le cadre de cette Conférence et qui œuvrent partout dans le monde afin de rendre celui-ci moins inégalitaire. Cela passe notamment par une meilleure représentation des femmes. La place des femmes est dans leur organisation syndicale car celle-ci constitue notre principal moyen d’instaurer un réel contre-pouvoir au modèle de production capitaliste.

 

Il est illusoire de croire que le système capitaliste peut tendre vers une réelle égalité. En effet, il se nourrit précisément des inégalités ainsi que de l’exploitation des femmes et des hommes. La durabilité c’est aussi une juste répartition des richesses mondiales.

 

Malgré les différentes réalités auxquelles nous sommes confrontées, nous ne devons pas perdre de vue que notre dénominateur commun afin d’instaurer l’égalité des droits passe par l’abolition du modèle de production capitaliste.

 

Unissons donc nos forces pour construire l’alternative !