Le MR nuit gravement à la santé des Wallons et des Bruxellois

Quand une république bananière met en danger l’intégrité physique de sa population, elle est sûre d’encourir la condamnation des âmes bien nées comme celle des défenseurs des droits universels. La Belgique, non. Peut-être parce que les Belges n’ont plus la banane …

Edito de Nico Cué, 19/05/2017.

(siehe Deutsche Fassung unten)

Le gouvernement MR/N-VA a décidé d’allonger les carrières en retardant l’âge de départ à la pension. Par ailleurs, la référence hebdomadaire du temps de travail est allongée. Ola sur les bancs patronaux ! Les mécanismes de sortie anticipée du travail ont été réformés. Là, le ministre libéral des Pensions pinaille sur la définition des critères de pénibilité qui doivent permettre d’organiser, pour les métiers lourds, une sortie… honorable. On glisse sur les pentes savonneuses vers des pratiques de travail contraint. Au sud du pays,  on tente par des procédures en conflit d’intérêt, de jouer la montre pour protéger les enseignants, par exemple. Des entités fédérées crient aux fous.

Cette politique combinée à l’intensification du travail et à l’accroissement de la productivité a des conséquences sur le bien-être - physique et moral - des travailleurs. Comme sur leur espérance de vie en bonne santé ! Le développement des « burn-out »  est un symptôme incontestable d’une forme de maltraitance. Sont uniquement visés ceux qui ne disposent pas des ressources financières pour se soustraire  à la nécessité de boulotter pour « gagner » sa vie...

Quand une autre éminence libérale, flamande, met en œuvre un concept aussi hallucinant que la « remise au travail des malades », le dérapage n’est plus du tout contrôlé. Dans les rangs patronaux, on entend voler les mouches.  « Silence des agneaux » ?

Pour la majorité des gens, la santé est une richesse inestimable. Toutes les enquêtes le prouvent, ils ont confiance dans les institutions et l’organisation des soins qui, en Belgique, est à la fois accessible, performante et bon marché. Y compris au niveau des coûts portés à charge de la collectivité. Nos soins de santé sont un modèle. On a raison de les défendre conte le MR et ses partenaires flamands qui les menacent.

« On est à l’os »

Le gouvernement entend réaliser dans cette branche de la Sécu de substantielles économies au nom d’une orthodoxie budgétaire aux allures d’ « hystérie mortifère démoniaque à base de radicalisme et peut-être d’addiction »… idéologique.

A l’automne 2016, la ministre de tutelle VLD, avait averti : « On est à l’os ». Elle expliquait que son département ne pourrait plus supporter de nouvelles coupes. Le patron de la N-VA l’avait ensuite remballé. Il attendait des efforts complémentaires dans la Sécu. Le budget fédéral 2017 a imposé 902 millions d’économies supplémentaires dans l’Inami. C’est la N-VA qui décide. De Block prétend avoir travaillé au scalpel. Les patients en payent le prix fort (hausse des prix des médicaments, allongement des délais pour l’imagerie médicale, raccourcissement des durées d’hospitalisation, etc…).

Et ce n’est pas fini (1)… A la mi-mai, De Wever remet le couvert. Il rappelle à la presse financière que la coalition doit encore trouver 6 milliards avant les élections. « Il reste des marges dans la Sécu ! » L’Anversois semble atteint d’obsessions monomaniaques. Cela se soigne, le sait-il ?

Et ce n’est pas encore fini (2) parce qu’une réforme de la politique hospitalière est programmée avant la fin de l’année. Il est question d’une disparition de 25% des lits d’hôpitaux. Ce qui est connu des intentions de la ministre fait craindre le pire… pour les Wallons. Elle entend ainsi restructurer le paysage hospitalier en définissant 25 réseaux de soins qui pourront transcender les clivages philosophiques historiques du secteur. Ils couvriraient des zones de 400.000 patients environ : 14 en Flandre, 2 à Bruxelles et 9 en Wallonie.

La clé de répartition démographique va évidemment pénaliser les malades wallons qui doivent s’attendre à des fermetures d’institutions, plus petites et plus décentralisées. L’accès aux soins en sera compliqué par l’allongement des distances kilométriques, notamment. On accouchera plus dans les voitures du sud et on mourra plus dans les ambulances wallonnes !

Le gouvernement fédéral communique avec grandiloquence sur sa modernité et sa « capacité à réformer ». Ses politiques conduisent, d’une part, à réduire l’espérance de vie en bonne santé des travailleurs et, d’autre part, à casser les outils construits par le mouvement ouvrier pour assurer un égal accès de tous aux soins. Les nationalistes flamands ne s’en cachent pas. Le patron de la N-VA explique qu’il faut dégoûter les Wallons de la Belgique. Le parti francophone qui a choisi de faire équipe dans son projet, le MR, devra assumer ces choix qui menacent l’intégrité physique des Wallons et des Bruxellois.


Nico Cué
Secrétaire général



MR schadet der Gesundheit der Wallonen und Brüsseler

 

Wenn eine Bananenrepublik die körperliche Unversehrtheit ihrer Bevölkerung gefährdet wird sie gewöhnlich von den Menschenrechtsverfechtern scharf verurteilt. Nicht in Belgien. Vielleicht weil den Belgiern der Saft ausgegangen ist…

Die MR/N-VA-Regierung hat beschlossen, die Laufbahn durch die Erhöhung des Renteneinstiegalters zur verlängern. Im Übrigen wird die Wochenarbeitszeitregelung angetastet. Vorsicht Arbeitgeber! Die Frühverrentungssysteme wurden einer Reform unterzogen. Der liberale Rentenminister wacht kleinkrämerisch über die Definition der Beschwerlichkeitskriterien, die einen würdigen Ausstieg aus den schweren Berufen ermöglichen sollen. Auf dieser rutschigen Abfahrt drohen Entgleisungen in die Zwangsarbeit. Im Süden des Landes wird versucht, über Interessenkonflikte mit dem Schutz der Interessen des Lehrpersonals Zeit zu schinden. Die Regionen wehren sich.

Diese Politik, begleitet von einer  Steigerung der Arbeitsintensität und Produktivität, wirkt sich unmittelbar auf das – körperliche und geistige – Wohlbefinden der Arbeitnehmer aus. Und gleichermaßen auf ihre Lebenserwartung und Gesundheit! Die Zunahme des « Burnout-Syndroms »  ist ein unleugbares Symptom dieser Misshandlung. Betroffen sind nur diejenigen, die keine ausreichenden finanziellen Mittel besitzen, um sich der Notwendigkeit zu entziehen, mit harter Arbeit ihr Leben zu « verdienen »...

Doch wenn eine weitere liberale – diesmal flämische – Eminenz die absonderliche Idee der « Wiederbeschäftigung kranker Personen » befürwortet, gerät die Entgleisung völlig außer Kontrolle. In den Rängen der Arbeitgeber wird es ganz still. « Das Schweigen der Lämmer » ?

Für die meisten Menschen ist die Gesundheit von unschätzbarem Wert. Aus sämtlichen Umfragen geht hervor, dass sie in die Einrichtungen der Gesundheitsfürsorge vertrauen, die in Belgien zugänglich, leistungsstark und erschwinglich sind. Dies gilt auch für die Kosten zu Lasten der Kollektivität. Unser System der Gesundheitsfürsorge ist ein Vorzeigemodell. Wir müssen es daher vor dem MR und seinen flämischen Partnern schützen, die es mit ihren Maßnahmen bedrohen.

« Wir nagen am Knochen»

De Regierung beabsichtigt, im Bereich der sozialen Sicherheit erhebliche Einsparungen zu erzielen, und dies im Namen einer Haushaltsstrenge, die wie ein ideologischer,  « dämonischer und mörderischer Wahn aufgrund radikaler Auffassungen und nahezu suchtkranker Verhaltensweisen »… anmutet.

Im Herbst 2016 warnte die zuständige VLD-Ministerin: « Wir nagen am Knochen ». Sie wies darauf hin, dass ihr Ressort keine neuen Einschnitte überleben werde. Der N-VA-Chef schickte sie in die Wüste.  Er verlangt weitere Einschnitte in die soziale Sicherheit. Im Rahmen des föderalen Haushalts 2017 werden zusätzliche 902 Millionen Einsparungen vom Inami abverlangt. Die N-VA hat das Sagen. De Block gibt vor, Präzisionsarbeit zu leisten. Die Patienten bezahlen dafür einen hohen Preis  (Preissteigerung der Arzneimittel, längere Wartezeiten im Bereich der medizinischen Bilddiagnostik, Verkürzung der Krankenhausaufenthalte, …).

Und dies ist bei weitem nicht alles (1)… Mitte Mai legt De Wever nach. Er erinnert die Presse daran, dass die Koalition vor den Wahlen weitere 6 Milliarden auftreiben muss. « Es gibt noch Spielraum in der sozialen Sicherheit! » Der Antwerpener ist offenbar von einem einzigen Wahn besessen. Dies lässt sich therapieren, aber weiß er das?

Und dies ist bei weitem nicht alles (2), denn die Krankenhausreform ist noch vor Jahresende eingeplant. Bis zu 25% der Betten sollen abgeschafft werden. Die bisher bekannten, von der Ministerin in Erwägung gezogenen Maßnahmen lassen das Schlimmste befürchten… für die Wallonen. Sie hat vor, die Krankenhauslandschaft durch die Einteilung in 25 Gesundheitsnetzwerke umzustrukturieren, mit denen die historisch gewachsenen philosophischen Spaltungen dieses Sektors überwunden werden sollen. Die neu eingeteilten Zonen sollen jeweils 400.000 Patienten bedienen: 14 in Flandern, 2 in Brüssel und 9 in der Wallonie.

Mit dem demografischen Verteilerschlüssel werden die wallonischen Kranken bestraft, da kleineren und dezentraleren Gesundheitseinrichtungen die Schließung droht. Der Zugang zur Gesundheitsfürsorge wird insbesondere durch längere Wege erschwert. In den Autos im Landessüden werden mehr Kinder das Licht der Welt erblicken, und in den wallonischen Krankenwagen mehr Menschen sterben!

Die föderale Regierung lobt mit großer Geste ihren modernen Stil  und ihre « Reformfähigkeit ». In Wahrheit beeinträchtigt ihre Politik die Lebenserwartung und Gesundheit der Arbeitnehmer und zerstört den von der Arbeiterbewegung erkämpften gleichwertigen Zugang zu sämtlichen Gesundheitsleistungen. Die flämischen Nationalisten geben dies sogar offen zu. Der N-VA-Chef erklärt, die Wallonen sollen dazu gebracht werden, sich angewidert von Belgien abzuwenden.  Die französischsprachige Partei MR, die sich für die Mitwirkung an diesem Projekt entschieden hat, muss die Verantwortung für diese Entscheidung übernehmen,  mit der die körperliche Unantastbarkeit der Wallonen und Brüsseler bedroht wird.


Nico Cué
Generalsekretär